les signaux d'alarme du surendettement

comment reconnaître les signaux d'alarme du Surendettement ou Mal-endettement

Dans notre société de consommation les envies de se faire plaisir, les occasions de dépenser sont pléthores. 

Prêt auto, véranda, prêt vacances, prêt étudiant, cartes de crédit, marges de crédit, « acheter maintenant, payer plus tard »… Il est facile de dépenser sans compter et de s’endetter.

Alors, comment savoir où se trouve la limite à ne pas franchir ? 

Pour les consultants budgétaire et les conseillères en économie sociale et solidaire; des gens inquiets de leur situation financière, ils en rencontrent des centaines par année. 

Ces derniers rapportent que pour beaucoup d’entre eux, les signaux d’alarme ne sont pas des chiffres mis sur papier, mais plutôt des événements qui s’accumulent. 

« Les gens ne font pas de budget, alors ils ne voient pas le surendettement venir, déplorent-ils. Sauf qu'ils vivent toutes sortes de difficultés, qui finissent par indiquer que quelque chose ne va pas. C'est là qu'ils commencent à s'inquiéter. »

Quels sont les signal ?

Signal no 1 : on commence à emprunter à droite et à gauche

Les exemples ne manquent pas. 

1) Emprunter de l’argent à des parents, amis, avant l’arrivée de la paie et refaire le même scénario quelques semaines après.

2) Prendre de petit crédits revolving, pour payer ses dettes ou retards d'échéance. "J’ai vu une personne qui jonglait avec 8 réserves de crédit dans différents organismes ( c'est tellement facile de s'ouvrir une réserve ( carte de crédit)) : il en utilisait une pour payer le solde d’une autre, et ainsi de suite "

Signal no 2 : on a du mal à payer les dépenses courantes

Quand on n'arrive plus à payer le loyer ou les factures d'électricité ou de téléphone, ou que des chèques nous reviennent parce qu'ils sont sans provision c'est alors que l'inquiétude apparaît car c'est un signal qu'on ne peut pas ignorer . Pourtant certains se disent que c'est temporaire et que cela rentrera dans l'ordre le mois prochain. 

Mais très souvent, à ce niveau, la situation se répète.

On essaie alors de ne payer que le minimum sur ces crédits ou de payer qu'une partie de ses charges courantes pour éviter le fichage bancaire ou le commandement de payer.

Mais on oublie souvent que pour les crédits les intérêts cours toujours sur le capital restant dû et souvent pour ces types de crédits ils ont des taux élevés; qui fait, que par ce moyen on s'enfonce plus que l'on s'en sort.

Il peut donc être utile, de temps à autre, de bien lire son relevé de compte, et de calculer combien il faudra de mois (ou d'années?) pour rembourser au complet ce que l'on doit si l'on ne paie que le montant minimal dû chaque mois.

Et avec le temps, le découragement nous envahit et nous paralyse pour agir de manière à corriger la situation

Trop endetté, c’est combien?

En général, la charge des crédits à la consommation, c’est-à-dire toutes les dettes sauf les prêts hypothécaires, ne devraient pas représenter plus de 20 % de votre revenu brut par mois et les charges mensuels liés à la dette totale, c’est-à-dire quand on inclut le prêt immobilier pour les accédants à la propriété, ne devraient pas en représenter plus de 30 % à 35 %. 

Précisons, qu'au delà de ces ratios les gens auront des difficultés. Rester sous la barre des 30 % pour la dette totale est préférable et 20% pour les petits revenus.

Attention , dans l'endettement, il faut faire la distinction entre les « bonnes » et les « mauvaises » dettes. Une bonne dette est rattachée à un actif qui prendra de la valeur au fil des ans : le prêt immobilier en est le meilleur exemple. Mais attention! Une bonne dette peut parfois en cacher une mauvaise : c’est le cas quand une famille emprunte pour son immobilier le plus gros prêt que la banque puisse lui accorder et qui les amènent à un taux d'endettement maximum autorisé pour les banques ( 33%). Or, on le sait bien, avec le temps, d'autres charges vont se greffer ( prêt voiture, aménagement intérieur, étude des enfants, etc.) qui, sans anticipation les amènera vers une situation difficile pour ceux qui sont déjà au maximum de leur capacité de payer. »

Pour évaluer votre capacité d'endettement sans que cela mette en danger votre budget global, vous pouvez procéder ainsi :

Soustrayez de votre revenu annuel la somme que vous aimeriez idéalement épargner en un an

Divisez ce chiffre par 12, vous obtenez alors le montant de votre budget mensuel

Mettez à plat toutes vos dépenses courantes dites "charges fixes" ( loyer pour les locataires, mensualités de prêts immobilier pour les accédants à la propriété, chauffage, électricité, impôts, abonnement internet et téléphone, assurances;  tout ce qui est récurent ...)de manière mensuelle et soustrayez les à votre budget mensuel 

Évaluez au sein de ce budget mensuel quelle part vous pouvez allouer au remboursement de crédit(s) dit de consommation en tenant bien compte de toutes les charges variables de la vie courante au regard de votre manière de vie 

Par exemple, supposons que vous êtes un couple avec enfants,  locataire, et que vous gagnez 36 000 euros. Vous consacrez environ 30 % de votre revenu au logement, soit 10 800 euros par an. Si vous souhaitez épargner 3600 € par an pour votre retraite et pour vous constituer une épargne de précaution comme nous l’avons évoqué précédemment, vous n’auriez plus que 21 600 € par année pour couvrir tous les autres postes de dépenses – soit environ 1 650 € par mois. 1650 € pour  la nourriture, l’électricité , les impôts, le chauffage, le téléphone, la garde d’enfants, les vêtements, sorties, vacances, … 

En examinant ces frais liés à ces postes de dépenses sur les 12 derniers mois, vous devez être en mesure de les chiffrer précisément. Si par exemple vous consacrez à ces catégories 1250 euros par mois, vous pourrez alors consacrer 400 € au remboursement de vos mensualités.

Comment reprendre le contrôle de la situation?


Dès qu'un signal s'allume, il faut en tenir compte et AGIR AU PLUS VITE. La meilleure chose à faire, alors, pour ne pas s’enfoncer davantage, c'est de consulter un COURTIER en regroupement de crédit pour trouver une solution.

AGIR AU PLUS VITE : c'est dès les premières difficultés. Il est inutile d'attendre en se disant que demain ça ira mieux. 

En effet plus on attend, ou qu'on essaie de jongler, plus on a des risques de tomber dans le surendettement et se voir fiché par son banquier ou l'organisme de crédit, qui alors bloque toutes possibilités de trouver une solution en rachat de crédits, pour un locataire. Pour les propriétaire, des solutions existent, mais contraignantes. Et il faut n'avoir qu'un encours immobilier < à 60% du montant à financer  et les ratios d'acceptations sont drastiques.

Bien sûr, AGIR, demande un certain courage, puisqu’il faudra changer certaines habitudes et réduire son train de vie. Mais reprendre le contrôle de la situation peut aussi être une vraie libération. »